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Randonnée pédestre en Alsace

LE PAYS D'OBERLIN

Départ:Fouday
Distance:14 km
Temps estimé:4 h
Dénivelée:455 m
Cette balade mène le promeneur dans la plus belle des vallées du Ban : la vallée de la Schirgoutte, absolument magnifique.

Les communes de Rothau, Neuwiller, Wildersbach dans la vallée de la Rothaine, mais aussi de Solbach, Fouday, Waldersbach, de et Belmont dans la vallée de la Schirgoutte, font partie de l'ancienne seigneurie du Ban de la Roche, aussi appelée Zum Stein, appartenant jusqu'en 1584 aux Ratsamhausen, avant de devenir par vente en 1584 la possession de Georges-Jean de Veldenz, comte Palatin (le célèbre " Jerri Hans ") qui introduit la Réforme dans le Ban.

Il organise l'exploitation méthodique de toutes les ressources de son domaine, particulièrement les ressources minières : Il y avait à cette époque à Rothau et Wildersbach cinq galeries d'extraction du minerai et une exploitation de surface. Le comte fait construire trois hauts-fourneaux et son fils le comte Jean-Georges, y ajouta des forges, un martinet, une platinerie (précurseur des laminoirs). De nouvelles routes carrossables sont construites afin de faciliter l'écoulement des produits des forges de Rothau, par le Donon vers la Lorraine, par la vallée de la Bruche vers Strasbourg et le Rhin. Il y a même à Rothau, à partir de 1587, une fonderie de monnaie, sans doute pour le compte de la ville de Strasbourg. L'industrie du Ban de la Roche repose donc sur les mines et la métallurgie, avec l'exploitation de la forêt pour la confection du charbon de bois nécessaire aux hauts-fourneaux. L'agriculture de montagne constituait une activité d'appoint.

Cette époque de prospérité est cependant troublée par les incessants conflits religieux : la paisible vallée de la Bruche voit passer, tour à tour, des détachements de troupes du Duc de Lorraine et de celles des Guise, chefs de la " Ligue " et plus tard, des armées huguenotes. La guerre de Trente ans ajoute aux dévastations : réquisitions, pillages, massacres se succèdent. Sous la pression des évènements, le Comte palatin est contraint, en 1626, de fermer ses ateliers et d'arrêter l'exploitation des mines.

De 1626 à 1629, le comte Ernest de Mansfeld s'établit au château de Rothau et ses troupes cantonnent dans les environs. Lui succède un colonel suédois de 1931 à 1933, puis arrivent les troupes françaises. C'est pendant l'occupation française que meurt le comte Georges Gustave. La succession échoit à son fils Léopold Louis, un enfant de 9 ans. La seigneurie est complètement ruinée et peste fait son apparition, causant de 1640 à 1650 d'effroyables ravages parmi la population. Le désarroi dans lequel se débattait l'Empire fit que Léopold Louis ne fut investi du fief du Ban-de-la-Roche qu'en 1654, par l'Empereur Ferdinand III. Le comte entreprend la reconstitution de son pays : il fait appel aux étrangers pour repeupler la vallée, colons venant du pays de Montbéliard et de la Suisse, réfugiés huguenots du versant suisse du Jura...

Après le traité de Munster Westphalie, Le comte palatin, seigneur du Ban-de-la-Roche, refuse de reconnaître le Roi soleil, en suite de quoi il est déclaré déchu de ses droits sur tous ses fiefs : La Petite Pierre, Phalsbourg et le Ban-de-la-Roche. Il meurt à Strasbourg en 1694. En l'absence de tout héritier mâle, les trois filles du seigneur défunt revendiquent la succession de leur père. Par un revirement surprenant dans la politique royale, les elles purent, sans aucune difficulté, entrer en possession de l'ancien fief paternel. Mais leur administration laissait beaucoup à désirer. et l'exploitation des mines et des eurent beaucoup à en souffrir. En 1700 les hauts-fourneaux puis les ateliers sont arrêtés. Le dernière Veldenz, Dorothée, meurt en 1723.

En 1724 le duc d'Orléans, régent du Royaume, fait don du Ban-de-la-Roche à Nicolas d'Angervilliers, intendant général d'Alsace, avec droit de succession pour sa fille, la marquise de Ruffec. Après le mariage de la jeune marquise avec le marquis de Paulmy de Voyer d'Argenson, ce dernier devient seigneur du Ban-de-la-Roche qui, par faveur royale, est érigé en comté, en 1762. Mais le marquis préférait la cour de Versailles à la résidence trop bourgeoise du château de Rothau. Il vend la seigneurie et le titre de comte du Ban-de-la-Roche en mars 1771 à Jean de Dietrich, moyennant la somme de 320 000 livres.

Entre temps, arrive en 1767 au Bande la Roche le pasteur Jean Frédéric Oberlin (1740-1826) : il y sera actif jusqu'à sa mort, durant 59 ans, assumant toutes les fonctions que lui dictaient son sens de l'humain et celui de ses devoirs chrétiens : conducteur d'une communauté, initiateur d'un système scolaire en avance sur son temps, moteur d'une agriculture et d'une industrie qui permirent aux habitants de mieux vivre dans une contrée humainement et économiquement isolée. L'un de ses mérites aura été de la désenclaver en promouvant des travaux collectifs pour aménager les voies d'accès au Ban-de-la-Roche.

Géologue remarquable et administrateur prudent, Jean de Dietrich développe considérablement l'industrie du fer. L'extraction du minerai est intensifiée, de nouvelles galeries sont ouvertes. Le métal sortant des platineries de Rothau acquit bientôt un grand renom. En 1788 Jean de Dietrich obtient du roi Louis XVI un décret de garantie pour ses produits. Dès 1789, les forges de Rothau sont astreintes à une grande activité pour alimenter les manufactures d'armes, pourvoyeuses des armées de la République. Le comté, et en particulier les ateliers de Rothau sont placés sous séquestre dès 1792 et exploités au profit de l'Etat. Fils de Jean, Philippe Frédéric sera maire de Strasbourg et mourra sur l'échafaud en 1793.

Avec la chute de Robespierre et la fin du règne de la terreur, les fils du baron de Dietrich rentrent le 24 septembre 1795 en possession du château, des mines et des forges de Rothau, ainsi que des forêts. Mais découragés par les difficultés de la réorganisation du travail ils décident en 1799, de vendre tous leurs biens du Ban-de-la-Roche au citoyen Louis Champy, propriétaire des forges de Framont, pour la somme de 580 000 francs. Ente temps, le Ban de la Roche est rattachée au département des Vosges (jusqu'en 1871).
A Rothau, les mines seules seront encore exploitées et peu à peu fermées car épuisées : en 1869, l'activité cesse. Fort heureusement pour la population, une nouvelle industrie avait, au commencement du XIXe siècle, trouvé le chemin de la vallée : l'industrie textile. L'économie reste pendant longtemps basée sur le textile, des métiers à bras étant installés dans les maisons dès 1800. La production s'industrialise ensuite, prenant peu à peu de l'essor, avant de décliner vers 1960.

Accès :

Par la N 20 Strasbourg - Saint-Dié, rejoindre le village de Fouday, peu après Schirmeck.

Parcours :

Départ devant l'église de Fouday. Repérer la balise disque rouge et la suivre en direction de Waldersbach, d'abord par la route, puis par le sentier qui part et passe au dessus du hameau de Trouchy et arrive à Waldersbach. Suivre toujours la même balise et traverser le village en direction de Belmont. Montée assez rude à travers la forêt. Peu avant l'entrée dans Belmont, au sortir de la forêt, prendre à droite le sentier balisé croix bleue qui descend puis remonte sur Bellefosse après avoir traversé deux fois la route D 657.

Le sentier débouche sur la route à l'entrée de Bellefosse. Continuer au premier carrefour vers le centre du village puis prendre la première rue à gauche et repérer le sentier qui part à gauche, balise croix jaune, en direction du château de la Roche. Monter au château, puis prendre à droite le sentier balisé chevalet jaune en direction de Grande Goutte. Suivre le sentier sur environ 500m. Il débouche sur un chemin forestier qui part légèrement a droite. Le suivre. Il reçoit sur la gauche un autre chemin forestier après environ 150m. Continuer tout droit.

Après 300m le chemin vire à droite et reçoit un sentier balisé triangle bleu. Suivre cette balise en direction de Bas Lachamp puis de Bellefosse (augmentée de l'anneau rouge au carrefour des sentiers avant Bas Lachamp). Continuer jusqu'à Bellefosse et à l'entrée du village, prendre à gauche en épingle le chemin forestier balisé anneau jaune et direction de Blancherupt. A la Boucherie, le chemin devient sentier. Traverser Blancherupt, et à la sortie quitter la D 857 pour le sentier qui part à gauche, balisé triangle bleu, qui rejoint Fouday à travers la forêt.

Itinéraire :

Fouday, place de l'église - Waldersbach - Belmont - Bellefosse - château de la Roche - Banguermont - Bas Lachamp - Bellefosse - La Boucherie - Blancherupt - Fouday.
Carte du circuit de randonnée "LE PAYS D



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